"L'attention qu'il me portait comblait le trou qui était en moi"
Jonathan Safran Foer, Extrèmement fort et incroyablement près
Plongez dans ce livre, laissez vous porter par ces mots. Chaque page comme un choc poétique, une émotion matérielle. La typographie au service de la narration, l'image aussi...
Je m'arrête un instant en cours de lecture pour vous dire de courrir chez votre libraire...
Oh combien je remercie certains auteurs d'écrire !

Dimanche 26 novembre 2006
Jean Vironne et Al Lentour sont deux copains d'enfance, car ils ont grandi ensemble aux Environs-du-Quartier.
Les pères des deux amis ont pourtant des métiers que rien ne rapproche. Le père de Jean Vironne, Monsieur Virone est Aboyeur public. Il passe des virons à tous les imprécis, indécis et insoumis du carrefour de Pousse-Toi-D'là-Si-Tu-L'ose. Alors que Monsieur Lentour est cajoleur honoraire de la Chambre des Poules du Roi d'L'Alcazar.
Malgré la différence des métiers qui les occupent, M. Vironne et M. Lentour sont assez amis. Ils sont même partenaires au tournoi annuel de Tapette à soufflet.
A suivre...

Malheur aux habitudes, qui ne sont que la répétition d'un nous-même que l'on s'obstine à reproduire, parce qu'il réconforte notre incompétence.
Rébarbative routine qui ne peut que heurter le mur de nos passions et se brise en déflagrations.

Penser à changer de programme !
Lili libellule lappe langoureusement le nectar à la longue liane du lampiste

Les garçons font de la psychologie de comptoir, les filles de la psychologie de cuisine. Les plus neutres s'en tiennnent à la psychologie de salon... Nous n'en avons pas fini avec le Gender !

Chaque pensée transposée en mots est fixée et devient du passé. Un moyen de se réapproprier son présent. Cran par cran.
L'écriture de soi n'est pourtant jamais totalement une écriture pour soi, même s'il y a quelque chose d'infiniment orgueilleux, égocentrique et exhibitionniste dans l'écriture.
En général les mots jaillissent, presque d'un trait. Ils doivent venir comme ça, ils ont quelque chose à dire. Pour donner à lire, je coupe, j'épure, mais j'ajoute rarement.
Ecrire est un travail d'alchimiste, distillation et décantation initiatrice, qui mène à des mots d'enfants, des mots-enfants, accouchement verbal.
C'est plus que simplement communiquer. Impression d'une quête, parfois douloureuse, parfois lumineuse, toujours intense.
Ecrire, c'est parler MA langue, et c'est la seule chose que je puisse faire pour tenter d'être juste. La poésie est une pratique, un art d'être soi-même.
Ici, nous nous donnons littéralement à lire, comme la becquée de morceaux de nous-même.
Mes mots ? Chacun entend ce qu'il peut, ce qu'il veut, ce qu'il cherche, ce qu'il est. Les mots sont un miroir, ils ne renvoient que le reflet de l'âme qui s'y mire. Et cela est juste. Mais si nous nous regardons, narcissiques et fascinés, dans le miroir des mots de l'autre, où est la frontière entre ce que nous nous disons et ce que nous nous disons ?
La brindille fichée au fond du coeur
Qui se nourrissait
De l'humus de mes pensées oubliées
A pris vie.
Jeune pousse
Métamorphosée par les printemps successifs
En une fleur à la large corolle
Pourpre à l'atmosphère
Chaleureuse et protectrice
Rebutante
Pour qui n'ose s'y pencher.
Vasque qui berce mes émois
Et boit mes larmes
Ta peau est douce
Légère
Tes bras comme des foulards
Derrière lesquels je me blottis
Lovée pour dormir à ton abri.
Drôle de curieuse jolie fleur
Un trésor
Mon trésor.

La vie est surprenante ; une éducatrice blagueuse. Si le destin existe, c'est un chemin chaotique, un itinéraire non linéaire qui se crée au fil des interactions.
Sinon, c'est que nous possédons une sacrément balaise intuition pour foncer dans tous les murs de notre labyrinthe à la recherche de son centre. Mais y a-t-il vraiment une entrée, une sortie ? Ne sommes nous pas catapultés, peut-être par nous-même, directement dans la zone à explorer ? Sans autre carte que celle que nous dressons au fur et à mesure !
J'aime découvrir la complexité des choses : dépiautage chirurgical jusqu'à l'imposion de l'analyse. Juste après l'écran de fumée, il y a une réponse toute simple et sereine. Longtemps je me suis perdue dans le démélage des noeuds de pensée. Image du jeu où il faut trouver quel fil relie Pipo le singe à une banane ! J'ai mis tant de temps à atteindre l'espace serein qui est au centre.

Une impression toute neuve... de nouveauté plutôt, comme si la graine d'une pensée bien précise s'était enfin décidée à germer : il n'y a pas de Vérité, il y a des vérités.
Chacun la sienne et ce que nous nommons Réalité est le Résultat d'un compromis. La réalité n'a d'existence dans aucun espace-temps sinon ici et maintenant. Elle est le Présent et n'est tout au plus qu'un concept !

Il y a des amours Feu qui illuminent l'âme jusqu'au fond des ruelles d'ombre.
Aveuglantes et brûlantes.
Toujours on y laisse des plumes, arrachées pour mieux voir la peau nue, purifiée, de l'ange.
Il y a des amours Eau qui, tumultueuses ou calmes, suivent leur chemin de vie.
Chaque pas suit l'autre, en une logique mécanique de déplacement lié.
Il y a des amours Terre qui construisent et bâtissent des familles, des maisons, des empires.
Il y a des amours Air qui poussent au gré du vent, promenant la graine de leur idée d'Amour.
Amours d'espace et de temps, dans la spirale de sable du désert.

Vos boucles