Lundi 20 février 2006

Je suis une machine à imploser. J'implose et les sortes de trous noirs qui se forment sont les origines de mes nouvelles vies. Dynamique des flux d'énergie de l'être.

Les questions : des milliers de questions qui s'amoncellent, s'agglomèrent, se mangent les unes les autres, se concentrent et implosent.

Impression aussi parfois, que les idées sont comme des fusées de feu d'artifice. Sensation spécifique, presque douloureuse du décollage en flèche. La tension qui s'installe, presque comme une attente attentive... et l'explosion, dans une forme toujours merveilleuse, parfaite, effrayante.

Je m'interroge toujours sur le fait d'avoir des sensations mentales.

par Fany publié dans : ellipsophile
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Vendredi 17 février 2006

Ecrire, c'est une chose. Mais qu'est ce que Lire ?

En général, on lit par hasard, par désir de se donner en pâture aux mots d'un autre, par plaisir de se laisser emmener. Il y a dans la lecture quelque chose de très sensuel, en terme de relation dialectique, mais... Je me pose la question suivante : écrire et lire ne sont-les pas les deux moments d'une même discussion ? Discussion de timides.

Pourtant, seul le lecteur découvre son interlocuteur. Jusqu'où le découvre-t-il ? L'auteur s'observe dans le miroir et laisse le lecteur regarder par-dessus son épaule. Etre ensemble n'a pas d'importance. Quelles sont les conséquences de tout ceci ?

Lire, comme écouter, entendre, c'est accepter avec confiance de laisser les mots entrer en soi, y faire un nid, y vivre une vie autonome.

Dans l'espace-temps du dialogue oral, les mots n'ont pas d'ancrage, ils volent, tourbillonnent, se frôlent, parfois se frappent ou se caressent, mais ils s'oublient aussi. Il reste l'impression, l'odeur de la voix, ses nuances, sa musique et ce qu'elle dit au-delà des mots.

Les livres que nous avons lus nous appartiennent autant qu'à leur auteur, plus peut-être.

 

par Fany publié dans : ellipsophile
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Mardi 14 février 2006

Saint Valenstroumph

 La journée des cœurs rouges

 

Malgré le mépris des sacro-saints clichés

Malgré l’orgueil d’être au dessus de ça

Impossible d’échapper à la panique de la Saint-Machin

Le rêve d’un signe sûr

L’ivresse d’un secret glissé au fond du cœur

Par une date calendaire

Une manifestation tangible de la pensée de l’autre,

Inconnue

Mais qui est donc cet inconnu

A qui je permets de penser à moi ?

L’absence de signe plonge l’imbécile

Au fond d’un gouffre

De dépit mélancolique

Secret de Polichinelle et boniments

 

C’est la journée syndicale

De révolte de la Midinette,

Ralliant pour l’occasion

Toutes ses copines opprimées de l’amour

 

Les mièvres a qui l’on a fait croire enfant

Que l’amour est un idéal

Les repoussées par les hommes,

Celles qui ont entendu au réveil,

Les bras encore chauds autour du buste

« ne t’attache pas trop à moi, s’il te plait »,

Les trahies portant leur cœur en étendard

 

Le matin de la Saint-Machin,

Mieux vaudrait ne pas se lever.


par Fany publié dans : volutes
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