Dimanche 28 mai 2006

Un jour, tu m'as demandé si les anges pouvaient s'incarner sur terre pour prendre soin de ceux qu'ils aiment... Je ne sais pas Maman, mais je vais faire comme si.  Je t'aime.

par Fany publié dans : spiral2plume
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Dimanche 28 mai 2006

Pourquoi dit-on "Les Mémoires", "Mes Mémoires", quand on écrit La sienne ?

"La mémoire est mon pays" trottait dans ma tête pendant le bain, mèlé aux interrogations sur l'effet produit sur l'entendement par une mère plus petite que soi.

La mémoire est un pays à la fois unique, où je suis décoratrice, mon palais... et pourtant, il existe des zones communes, comme dans le langage.

J'ai compris récemment combien l'oubli participe à la mémoire... il la forge.
Ceux qui ont des problèmes de mémoire ont surtout des maladies de l'Oubli.
Problèmes de règlage ?

Certains autistes se souviennent de tout parce qu'ils n'ont pas de mémoire émotive et peuvent ainsi stocker plus d'infos puisque celles-ci ne sont pas sélectionnées par l'oubli des émotions... Un collectionneur de préciosités, de curiosités.
Les malades d'Alzheïmer (Aloïs Alzheïmer, un si joli prénom...) se souviennent avec précision de leur enfance, de leur mariage, de leurs anciennes amours et ne reconnaissent pas l'être aimé quand il se tient devant eux.
Ce brouillage de l'oubli du présent est étrange et m'effraie, oh combien...

Savoir que tout est enregistré, est à la fois rassurant et vertigineux. Imaginer que certaines portes sont scellées à la conscience, aussi !

Et moi qui passe ma vie à dresser sa carte. La mémoire est le signe de la linéarité de ma vie dans le temps, le fil qui me tient suspendue sur mon propre futur, vers lequel je descend en rappel.
La pelote déroulée dans le labyrinthe...

Des mois de tricot pour de telles questions...
Combien de km de fil ai-je déroulé ces derniers mois ? Que vais-je trouver au bout ? Encore un autre moi ? Mon futur ?
La suite...

par Fany publié dans : ellipsophile
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Dimanche 28 mai 2006

Avec les fleuves et les rivières, l'âge est un lieu, un point du cours, cartographiable...
Pourtant, l'eau ne cesse de couler..., chaque goutte nait et vit, parcourrant le lit...
Elle ne nait pas du néant, mais de "re-cyclage" de la matière.
Elle est un véhicule.

 

par Fany publié dans : ellipsophile
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Vendredi 26 mai 2006

Des retrouvailles et des rencontres...
La vie qui glisse vers d'autres horizons, sans perdre son cap.
L'image d'une île, par delà le temps.
Ma vie reprends son cours
Merci Ma Dame pour cette éclaircie dans le brouillard du temps qui passait.
Le temps est plus clair par ici.
Je peux sècher mes ailes, les déplier plus à l'aise.
Promesses d'envol.

 

par Fany publié dans : ellipsophile
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Vendredi 26 mai 2006

L’eau qui a rincé la peau

A aussi fait glisser

Les pensées le long du corps.

Descendre la colonne vertébrale

Comme une échelle,

Et se lover  

Dans le nénuphar pourpre

Qui pousse en moi.

par Fany publié dans : volutes
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Mercredi 24 mai 2006

Si j'ai trouvé la lumière dans mon impasse passionnelle, c'est que j'ai compris le désir : pourquoi j'aimais et comment aimer. De passive, j'ai pu devenir active, par le raisonnement, la macération des émotions, qui a amené leur maturation.
De l'état amoureux passif, je suis passé à l'état aimant actif. Accepter cet état parce qu'il me rend plus moi, plus pleine.
L'état amoureux, passionnel, de "flottement de l'âme" adjoint au raisonnement, à la volonté active de me libérer de ma passivité m'a rendue plus grande. Plongée dans l'infini, forcée à en accepter l'absence de limites, j'ai touché à l'absolu. L'immense est devenu mon territoire et telle Robinson, je ne suis plus prisonnière de mon île. Elle s'est mutée en Univers. Dans la solitude.
Quelle métamorphose !

par Fany publié dans : sous leurs plumes
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Mardi 23 mai 2006

 Jamais tout à fait éveillée
Jamais tout à fait endormie
Les quelques heures de sommeil
Grappillées comme des siestes
Suffisent à me tenir debout

Longues journées de vingt douze heures
Rester éveillée
Et dormir en pensant
L’esprit toujours ouvert
Pompant partout la vie
Soleil brûlant de mon imagination
Emotions

Toute une météorologie
Qui m’emmène
De tourbillons en bourrasques
Pour m’abandonner pantelante
Sur de douces plages

Cent quatre vingt minutes de repos
Après vingt heures de veille
Et le corps en coquille
Protégeant les bouffées

L’émoi
Transe hypnotique, libératrice
Campée sur le dos  
Du centaure au galop
  
  

 

 

 

par Fany publié dans : volutes
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Lundi 22 mai 2006

Pertinent des Choses est amoureux. Pas amoureux de quelqu’un, mais amoureux de l’amour.

  
Quand Pertinent des Choses commence à aimer, son amour ressemble à une grande plaine où se concentrerait le calme avant la tempête. De l’électricité dans l’air, un vent nerveux qui glisse à la surface de l’herbe et la transforme en une mer ondulante.

Alors il y a la passion, la passion de l’amour. La passion, c’est comme de jeter un oiseau dans la mer. Ce n’est pas la place de l’oiseau, l’oiseau est fait pour voler, voler au-dessus de la mer qui lui donne des poissons pour son déjeuner. Mais plonger un oiseau dans la mer est une chose possible. Cela arrive parfois, comme un accident.

Après la plongée, une pause, une absence de sens, comme si le temps avait arrêté de filer sa bobine. Un état de suspension.

Sur le sable calme du fond de la mer, Pertinent et l’oiseau se promènent, saluant les poulpes et autres anémones, leur parlant du beau temps qu’il ferait dans leurs rêves, des tempêtes qui éclatent parfois et échouent les navires, de la musique qui parle au cœur… Assis sur un banc de coraux, ils imaginent qu’à un certain moment le temps aura changé, ouvrant une éclaircie entre les nuages, que le ciel aura fini de tonner au-dessus des têtes, qu’il y aura d’autres îles et d’autres pirates.

Dans ce naufrage en mer, parfois l’oiseau se noie, la plupart du temps il remonte à la surface, s’ébroue, sèche ses ailes et s’envole à nouveau.

Pertinent a compris que la plongée dans l’océan est une étape, que la passion dépassée, sublimée mène à l’amour-fusion, comme on touche une île. Plus de pulsions, mais une énergie rayonnante qui émane, entoure, douce, chaude, veloutée, caressante.

Pertinent des Choses appelle cela l’Equilibre, les bonnes sœurs l’Extase divine, d’autres la Paix.

Alors, Pertinent est heureux. Il sait qu’il touche à la plus pure partie de l’amour. Le chemin de l’amour l’a emmené au centre de lui-même, au centre de l’autre, au centre de Tout. Ce qui étonne toujours Pertinent c’est la Lumière. Elle est si vive qu’elle devrait brûler, piquer, aveugler les yeux mais ce n’est pas le cas. Ici, il n’y a pas de douleur, juste la plénitude du Tout-Rien.

Pertinent des Choses se demande alors pourquoi il a fallu faire naufrage, se noyer, vaincre, dompter, apprivoiser les démons de la passion pour venir ici. Passer sous la surface des choses est parfois difficile, il faut se plier, se restreindre, étouffer, pour qu’éclose la beauté du papillon.

Quand Pertinent est au centre de l’amour, il pense à ceux qu’il aime, que son âme aime, et alors il sent… il a l’impression que son âme est connectée à l’âme à laquelle il pense et qu’une sorte d’échange se fait par de douces caresses. Pertinent ne fait pas l’amour comme disent les corps, mais il ressent l’amour comme ces vagues de langueur qui envahissent quand on fait vraiment l’amour.

Vient toujours un moment, où l’équilibre se transforme en torpeur, comme les nuages de rêves qui s’étirent au seuil du réveil. Pertinent comprend qu’il a aussi besoin d’échanger de l’amour pour mieux comprendre l’amour, qu’on s’enrichit en enrichissant l’autre, qu’il a besoin de ça. L’amour est la vie.

Et Pertinent des Choses revient à la vie, reconnecte son âme à son corps d’oiseau, juste pour donner cet amour, par le biais le plus simple, le plus abandonné…dans la peau de l’autre. Alors Pertinent est libre, ouvert à l’amour.

 On est toujours amoureux de l’amour, et s’il a mille visages, c’est parce qu’il rentre dans les gens et les choses et les transforme en phares, en veilleuses, en lanternes, en diamants, pour que jamais ils ne se perdent en chemin.

par Fany publié dans : volutes
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Jeudi 18 mai 2006

Les bistrots  du coin,

Les cafés de la gare, de la place, des sportifs.

Il règne dans ces endroits

l’atmosphère linoléumeuse dans laquelle

mon esprit s’éveille le mieux.

L’éponge toujours humide qui frotte les tables

à peine esseulées.

Le moulin à café électrique, si bruyant,

plus efficace qu’un réveil-matin.

Le tap-tap sourd du perco,

annonce le marc qui tombe

et le café mousseux posé sur le comptoir.

Oasis des somnolents, des rendez-vous manqués,

des lecteurs de nouvelles fraîches.

Petit café du matin, odeurs des premières bières

et des petits blancs secs.

Le marché s’installe ou le train arrive

et vide le comptoir.

Ode aux bistrots du coin, aux cafés de la gare,

de la place, des sportifs.

De ces endroits où mon esprit s’éveille

et s’émerveille

des douceurs du matin.

http://www.lapanse.com/pages/graffitis/menu_graffitis_pochoirs.html

 

 

par Fany publié dans : volutes
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Mardi 9 mai 2006

Si le temps est fractal, alors, on peut le replier.

 

 

par Fany publié dans : ellipsophile
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