Jeudi 29 juin 2006

Moiteur des neurones en ébullition

Bouillon d’inculture assommé par un soleil voilé

Respiration alourdie par l’air brûlant

Et les bouffées de fumée bleutée

Les rares atomes d’oxygène se perdent en chemin

Et n’atteignent pas le chef

Egarés au hasard des veines

Evaporés

Atmosphère épaisse, lourde à pousser

Lever un bras, un doigt, un cheveu

Réunir toutes ses forces, rares, langoureuses

Les concentrer pour se mouvoir


Une fois n'est pas coutume, et je fulmine de ne pouvoir vous en glisser un air, je vous recommande, avec une nonchalance gourmande, de vous laisser bercer par la brise légère du dernier Nouvelle Vague...


Cet été, faisons Bande à part...

 

  

 

par Fany publié dans : volutes
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Mercredi 28 juin 2006

 L’année scolaire se termine, et une fois encore la fatigue se mêle à une certaine nostalgie.
Pour tout ce que vous m’avez appris, je vous remercie.
Pour tout ce que j’ai appris, réappris, compris ou découvert pour pouvoir en parler avec vous, pour tout ce que vous m’avez demandé, je vous remercie.

Pour m’avoir laissé vous inventer des histoires, vous raconter la vie des humains qui se cachaient derrière vos textes polycopiés, dans les pages de vos livres, vous faire sentir leurs pensées, pour avoir accepté de partager ce plaisir avec moi, je vous remercie.

Il semble que pour trouver du plaisir dans l’étude de sa propre langue, de son propre code, il faille d’abord que l’enseignant y trouve lui-même beaucoup de plaisir.

Alors, merci de m’avoir écoutée métaphoriser toutes mes explications :

- quand les verbes sont des costumes d’actions inanimées pendues aux cintres du placard dictionnaire et que les sujets des phrases les enfilent tels des costumes de super héros,

- quand votre commentaire composé est un rencard dans un bar avec un type inconnu et que 3 possibilités s’offrent à vous : ne pas lui adresser une parole parce qu’il a une tête bizarre, lui poser mécaniquement les questions du sondage sur « ce qui peut bien pousser un type à écrire d’une manière aussi particulière », ou lui accorder quelques heures de sincère curiosité et de discussion, en présupposant que toute rencontre est une aventure

- quand les compléments du nom sont les ingrédients d’une recette de potion magique, que Grenouille est complément du nom Œil, que Salsepareille est complément du nom Pincée…

Vous m’avez écoutée, avez souvent fini par glousser de mes explications à dormir debout et ces rires ont été ma récompense, car après tout, je n’ai fait que vous aider à ranger la chambre de vos connaissances. Tout était là, vous aviez surtout besoin de Marry Poppins.

J’ai chaque fois été très touchée que vous me laissiez voir vos capharnaüm grammaticaux et orthographiques, que vous me demandiez pourquoi les pots de fleur ont des trous au fond, même que vous me fassiez lever tôt.

« Madame », certains d’entre vous m’appellent Madame. Comme ça me semblait étrange, moi qui avait si longtemps refusé de traverser le miroir. Je suis devenue adulte en le lisant dans vos yeux. Merci de m’avoir permis de comprendre que ce n’est pas si grave que ça et qu’on se marre toujours autant de l’autre côté !!!

Enseigner, c’est avant tout être une lanterne, que ce soit pour vous montrer l’outil, le chemin ou ce qui est déjà en vous et que vous croyiez perdu. Vivre c’est tracer sa propre carte et puisqu’un homme très sage a dit que tout chemin commence sous le premier pas, je vous souhaite bonne route, et un très bel été

par Fany publié dans : ellipsophile
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Mardi 27 juin 2006

Je vends mes jours
Et mes nuits sont liberté.

La journée, je ne m'appartiens pas
Mais quand le soleil se couche,
Après une courte phase de deuil
De mes heures perdues,
Mon esprit s'ébroue,
Attrape une grande bouffée d'air vertigineux
Et se met en mouvement.

Laissant les chats dormir à l'abri
De leur foyer radiateur,
Je peux tout à loisir
Explorer le monde.

La grande dépression du crépuscule
Est comme une mauvaise sieste,
Un sas qui ouvre sur les délices de mes nuits solitaires.

Animal du soir.
Jour après jour,
Je mange mes mois.

 

par Fany publié dans : volutes
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Dimanche 25 juin 2006

Aliment
Sans
Pépin
Excessivement
Raide
Goulûment
Etêté

par Fany publié dans : Acrostiche à tes branches le dimanche
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Jeudi 22 juin 2006

Valentin est un drôle d’enfant.
Il est né d’une manière étrange : sa mère un jour a dit « Avec celui-là, nous allons avoir des problèmes ».
Valentin a grandi dans un fauteuil, les pieds pris dans le sol, comme dans le ciment. Incapable de bouger.

Mais Valentin a beaucoup voyagé dans ce fauteuil, il a visité le monde, le monde entier, sur les ailes du temps. Les gens venaient à sa rencontre, touchaient sa peau et il savait. Juste ça et il savait leur histoire et celle de leurs proches, et des proches de leurs proches, comme une musique qui coulerait en lui.
Valentin est resté petit, de taille mais pas de cœur.

Et puis il y avait la peur : de la mer, des livres, des choses trop grandes et trop belles, des mirages de la mer qui se fait douce et attirante pour mieux vous avaler, des livres qui vous enjôlent de leurs mots trop bien dits de sorciers et vous emmènent dans des endroits comme des mensonges, parce qu’ils vous y abandonnent tout seul et trop nu.

Un jour, Valentin en a lu un, de livre. Il a failli l’offrir à son père, pour Noël, pour lui dire. Et puis finalement, il ne l’a pas fait. L’histoire d’un homme, un grand rêveur héroïque, qui raconte le monde, le monde entier, depuis son petit bout de terre, sans bouger.

Comme pour lui dire, à son père, que si Don Quichotte existe, lui aussi, Valentin, dans son fauteuil, les pieds pris dans le sol, lui et ses problèmes, ceux qui se créent autour de lui comme des tornades, des ouragans dont il est le centre, calme et immobile. Et bien, lui, il existe. Il a le cœur trop plein, d’histoires, de choses, de gens : si plein qu’il ne peut pas bouger, quitter cet endroit, comme une prison sans mur, une prison de peur et d’amour.

Une étrange prison que parfois il appelle « Maman ».

 

 

 

 

 

par Fany publié dans : volutes
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Mercredi 21 juin 2006

Elioticia Moleskine
Prend des notes
Lit sur mon épaule
Et savoure mes émois

Les anonymes
Jamais n’appellent
Elioticia Moleskine
Est maligne
Et n’oublie pas  
Que l'on m’appelle
Witch…

La sorcière de couleur
Elioticia se meurt
D’East en Ouest
Tous ces mots empestent

Elioticia Moleskine
Et Greenwitch la coquine
Mettent les montres à l’heure
Se partagent la demeure

Elioticia Moleskine
A peur
Montre ses dents de velours
Elioticia stridule

Elioticia impose
Ne pense pas mes pensées
C’est qu’elle ignore
Que je panse les miennes

Elioticia Mon Amour
Laisse Moleskine à la ruelle
La Volubile  
Est sa maquerelle

Range cette absurde ombrelle
Qui s’agite à tous vents  
Et prend des notes
Elioticia,  
Prend des notes

   

 

 

par Fany publié dans : volutes
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Lundi 19 juin 2006

Bonne fête Dad'

par Fany publié dans : spiral2plume
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Dimanche 18 juin 2006

Eléphant
Lourd
Energumène
Pachydermique
Hissant son tarin
Aux
Nues
T
riomphalement

par Fany publié dans : Acrostiche à tes branches le dimanche
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Samedi 17 juin 2006

Voir la mer, ou la terre depuis la mer,
être une sardine et me la couler douce...

par Fany publié dans : ellipsophile
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Samedi 17 juin 2006

Par une chaleur étouffante, même à presque Minuit, je me colle une bonne vieille K7 de Jazz, comme si la trompette allait alléger l'air...

http://www.lauren.ch/?p=accueil

par Fany publié dans : ellipsophile
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