Dimanche 27 août 2006

Un jour, on mit en vente aux enchères la chose la plus étonnante qui soit : un bocal de larmes


Une étrange vieille femme, qui venait de mourir, avait laissé pour consigne à son notaire de mettre en vente au plus offrant, le souvenir matériel de ses plus grandes émotions.

Toute une vie de larmes, ça ne faisait pas grand chose.

Un petit flacon empli d’un concentré de souffrances, de questions, quelques gouttes de joie pour sûr, pour donner à ce curieux élixir une plus suave beauté.


Un garçon, jeune homme, à belle allure, vint à passer devant l’affiche de la vente. Par curiosité, il rentra et se laissa guider par les chemins curieux des pensées de l'étrangère.

Charmé, sans comprendre comment, par cette idée, il acheta la fiole, la glissa dans sa poche et se promena quelques temps par les rues.

Son regard était différent, plus sage, plus profond aussi.

Peut-être à cause des larmes de quelqu’un d’autre, qu’il caressait légèrement à travers la paroi de verre.

Peut-être à cause de sa rêverie.

Peut-être sans raison, à cause de la lumière ce jour-là.

Peut-être comme ça.

Pour rien.

 

 

 

par Fany publié dans : volutes
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Samedi 26 août 2006

Lire les mots
Ecouter
Lire les mots
Sentir
Lire les mots
Entendre

Vagues qui s'enroulent et s'alimentent
La dernière toujours plus profonde,
Amenant dans son creux
Le son du sens,
Le sang des mots.

par Fany publié dans : ellipsophile
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Vendredi 25 août 2006

Que devons nous faire de ces rêves que l'on dépose un jour au pied d'un arc en ciel en oubliant combien ces derniers sont éphémères ?
Ces rêves portent en eux nos espoirs, nos possibles. Les partager, c'est jeter en plein ciel les graines de nos désirs, en imaginant que l'étonnante lumière mèlée de pluie et de chaleur saura leur donner vie.
Mais le temps change, il est ainsi fait.
Alors quoi ? Que faire de ces rêves sinon les abriter au creux de nos mémoires, les nourrir de nos jours. Soleils à peine vécus, étoiles éclairant nos futurs.
Et les offrir chaque matin au nouveau jour qui vient, chargé de ses promesses.
Qu'elles soient vaines ou pas n'y change rien.

par Fany publié dans : ellipsophile
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Dimanche 20 août 2006

   Mosaïque
   Arrosoir
enRagé
   Immense
   Valétudinaire
   Albatre
   Urticaire
   Démiurge
   Enlèvement
   Répulsif

par Fany publié dans : Acrostiche à tes branches le dimanche
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Samedi 19 août 2006

Ecrire est cathartique.
Chaque pensée transposée en mots est fixée et devient du passé.
Un moyen de se réapproprier son présent, cran par cran.

par Fany publié dans : ellipsophile
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Mercredi 16 août 2006

Le téléviseur, la nuit, dit parfois des choses étonnantes :

" - C'est ton amie n'est-ce pas ?
-Ah oui. D'ailleurs, une amie peut être meilleure... ou petite... C'est curieux comme façon de parler, non ? Et puis il vaut mieux être meilleure que petite ! Oui, enfin, surtout amie. "

 

par Fany publié dans : sous leurs plumes
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Lundi 14 août 2006

Le bain avant le thé....

Tous doux nocturnes de Chopin qui coulent à mon oreille...
et les yeux qui se posent sur une ombre...

 

Merci...

par Fany publié dans : spiral2plume
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Dimanche 13 août 2006

J'ai pris ce peintre en photo vers 1995, au Luxembourg.

Je l'ai retrouvé sur Internet en 2005, alors que je rentrais de Paris.
Je l'ai retrouvé après avoir passé une semaine au Luxembourg.

La vie fait des clins d'oeil à celui qui se croit borgne.

L'oeil du loup... L'oeil de la vie ! 

par Fany publié dans : ellipsophile
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Samedi 12 août 2006

La patience. Mais qu’est-ce donc sinon un état de latence, serein, où l’on doit trouver un maximum de liberté, de  plénitude, entre les deux mâchoires du temps ? Un apprentissage par le vide, un emplissage des plus menus espaces de temps, un truc fractal, partager les unités de temps, et repartager, repartager. Et sinon repartager, du moins sentir chacune des micro mini miettes de temps qui passe et qui tout en passant nous tient éloigné de l’objet de cette attente.

La patience est quelque chose qui s’impose à nous, que l’on ne choisit pas. Je voudrais parvenir à définir ceci car,comme la jalousie en son temps, je souhaiterais en percer les secrets, y trouver le positif, extraire, ou du moins connaître, à défaut même de maîtriser, la part de douleur qui y est mêlée.

Patience et passion sont proches de son et de vécu. Quelque chose de dur à maîtriser et surtout quelque chose de passif !!! La passivité prive de liberté.

Mes pensées buttent sans cesse dans « le vide des absences ». Impression que l’absence perd son sens, la distance aussi, et qu’au fur et à mesure que ces deux-là se vident de sens, elles se remplissent de demi-illusions et de vitesse.

J’ai expérimenté l’absence et la solitude sous des formes très diverses, en découvrant les étonnants trésors et les travers qui ne manquent pas de les accompagner, et je ne parviens pas à trouver la « voie du milieu » ! Tout me mène aux excès ! Tantôt je me complais à développer, entretenir, des relations à distance, en ressentant comme une expérience enrichissante, cette quête de vérité dans un manque de tangible, tantôt je m’isole telle Thoreau dans une cabane moderne. J’oscille ! Je ne cherche pas à choisir mais à comprendre pourquoi je suis gênée aux entournures.

Peut-être parce que je suis bien forcée de constater que ces questionnements sont liés à une expérimentation solitaire. La plupart des gens ayant vie de famille concentrent leur attention sur d’autres aspects  de leur quotidien.

La solitude est cet effort constant d’être un autre à soi-même. Moi sonne creux s’il n’a pas l’écho qui le transforme en Soi.

La subtilité, c’est la présence de l’absence qui la fait absence justement. Il ne peut y avoir d’absence que si elle est perçue. L’absence est donc une présence, une place vacante, un espace réservé, comme sur les pages d’aquarelle : un petit morceau de la page blanche qui sans exister tout à fait participe au motif.

L’absence est le cube de Mandelbrot.

L’absence est le vide entre nos particules, qui les force à se grouper.

L’absence est une tension.

  

 

 

 

 

par Fany publié dans : ellipsophile
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Jeudi 10 août 2006

Il m'arrive, dans des bras familiers ou un corps à corps amoureux, une situation fusionnelle, de confondre mon corps avec celui de l'autre. De ne plus savoir en touchant ou en embrassant un morceau de peau quel corps est touché. Tout est alors perçu comme un.
Quel est le processus perceptif en cause ? Qui du touché ou du touchant confond ? Est-ce une fusion des deux perceptions ou un des aspects qui domine l'autre ?
C'est quelque chose de fascinant et de merveilleux que cette extension corporelle. Ca m'intrigue.

par Fany publié dans : ellipsophile
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